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Gindou se réveille avec la gueule de bois. Une cuite cinématographique comme on en connaît peu dans sa vie de cinéphile. Un bon cru à rouler sous la table. Manière La taverne de l'Irlandais du vieux Ford. Les rencontres de Gindou se bonifient avec le temps, sans prise de tête.

Le choix de la programmation reste naturellement au rendez-vous avec ce plus, qui fait de ce festival un moment particulier. Un truc rock’n roll qui rend les séances, les rencontres, les tchatches, uniques dans leur convivialité. Ce n'est pas rien que de se retrouver attabler au point de convergence, autour d'un verre, d'un plat préparé par Sadek et son équipe, à moins que vous ne préfériez les sorbets de Vielcroze ou encore caler votre petite faim avant la projection, d'une quiche de l'atelier de la Fontaine.

Centre névralgique où le sourire des bénévoles ne fait jamais défaut à l'égard des festivaliers. On pourrait en écrire, sur la façon sobre et discrète dont l'organisation se plie en quatre, voire en huit, pour solutionner les problèmes... Touche discrète que n'aurait pas renié filmer un Rohmer. C'est aussi cela les rencontres cinématographiques de Gindou. Un respect rare de chacun.

Pour cette année, la 33ème édition, est apparue une bâtisse en construction. Une vision. Une masse en plein champ. Pas encore finie que déjà elle interroge ? Peut-on la toucher ?

On pense à 2001 Odyssée de l'espace. Structure monumentale, encore non identifiée, posée sur la terre du Lot.

Une nouvelle pierre à l'édifice sagement réfléchi. Lieu sans nom (le baptême n'est pas pour tout de suite) qui prendra place de l'actuel Louxor (module installé depuis 2013), espace provisoire qui a augmenté la jauge d'accueil du public et qui, pour sa dernière saison a été déplacé à proximité du cinéma de verdure.

Espace scénique qui sort de terre. D'une jauge de 240 places.

Il accueillera pendant la saison, et oui le plaisir reste entier, une programmation des arts vivants (théâtre et danse), des résidences, le cinéma également. Levé de rideau, fin 2017. Nous piaffons d'impatience, même à Paris.

Comme nous l'avons été cette année encore, avec l'annonce du programme des 33es Rencontres et de l'invitée, Agnès Godard, directrice de la photo, qui a éclairé un grand nombre de films et particulièrement ceux de Claire Denis. Elle a su donner un coup de projecteur sur une des nombreuses professions qui articulent la fabrication d'un film.

Gindou, c'est aussi le court-métrage et les fameux vagabondages. (Re) découvertes cinématographiques ou avant-premières. Plongeons dans les tchatches et la passion qu'il en ressort. Couleur cinéma, couleur du Lot. Soirée musicale et apéro. Il ne faut pas oublier l'itinéraire salutaire. Clin d'œil aux forains. Cinq villes pour accueillir les films. Soirée à la belle étoile, une autre aventure comme les sept cents places du cinéma de verdure de pris d'assaut chaque soir. Rituel parfaitement rodé d'un public d'habitués, qui dès 17 h arrive avec coussins, couvertures et thermos de café. La nuit sera d'autant plus longue que beaucoup seront dans l'obligation de se contenter de chaises et autres bancs détournés de la restauration faute d’être arrivés suffisamment tôt. La flibuste n'est jamais loin, et les sorties de droite et de gauche sont rapidement envahies sans que cela fragilise la sécurité.

Le cinéma flotte même en absence de films. Dans les échanges, les regards, l'attente. En feuilletant les ouvrages proposés par la librairie de cinéma, la Tartinerie de Sarrant. La rencontre avec des films du patrimoine flashe ! Revoir Moi, un noir de Jean Rouch et Little big man d’Arthur Penn dans une même soirée n'est pas donné à beaucoup de festivaliers. C'est aussi cela la magie de Gindou. La croisé des genres et l'ouverture sur grand écran de la pensée comme représentation universelle.

J'avoue un pincement au cœur, que l'année prochaine Le Louxor, cette salle provisoire en toile ait disparue. Mes pas me mèneront plus souvent du côté de Barbès, là où une salle arabisante au décor à l'égyptienne, vit le jour en 1921, le Louxor.

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GINDOU/33

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